Suivi post formation

Dans le cadre de la mise en place du réseau des Anciens du CFA Cnam IdF, Christian Mevellec présente le résultat du questionnaire mis en ligne.

Nous venons de recevoir votre enquête relative à la situation professionnelle de vos anciens apprentis, ceux qui ont quitté le CFA Cnam IdF en 2011. Nous sommes tout d’abord étonnés du nombre d’apprentis sortants et plus encore par le nombre de réponses obtenues

Bâtiment du LandyNous avons voulu que cette enquête en ligne soit la plus simple possible : il suffisait de 3 minutes pour la remplir et nous l’adresser par internet. Nous nous félicitons de ce nombre de réponses qui traduit un réel attachement à notre CFA de la part de nos anciens apprentis.
Quant au nombre de sortants (170 en 2011), il est vrai que pour un jeune CFA, ce chiffre est encourageant. A la fin de l’année en cours, nos effectifs doubleront et la rentrée prochaine connaît déjà un succès prometteur.
 

 

Plusieurs raisons justifient cet engouement : notre appartenance au Cnam et à sa renommée, notre implantation au cœur d’un nouveau bassin d’emploi plein d’avenir, la proximité de Paris si bien desservi par les transports en commun, sans oublier un vaste parking gratuit que vous voyez derrière moi. En arrivant, vous avez, peut-être été séduit par nos vastes locaux modernes, fonctionnels, propices au travail et au bien-être de chacun d’entre nous.Nous vous ferons visiter nos locaux, si vous le souhaitez, après notre entrevue et nous ne manquerons de vous faire part de nos >projets d’extension.

Justement, pourquoi avoir choisi le 93 ?

Hall du LandyCe choix d’implantion correspond à un désir fort du Conseil Régional et du Cnam. Vous n’ignorez pas que le 93 ne bénéficie pas du dynamisme économique qu’il mérite. Voyez, toutes ces grues, La Plaine Saint-Denis est devenue un vaste chantier permanent, cependant des statistiques récentes montrent que 70% des salariés ne demeurent pas en Seine Saint Denis. Nous souhaitons inverser cette tendance et contribuer à la baisse du chômage dans notre département anormalement sinistré. Déjà, des signes encourageants apparaissent : plus de 55 % de nos apprentis >résident à proximité de l’endroit où nous nous trouvons. Bien sûr, ils doivent faire preuve de motivation que nous apprécions par des tests d’entrée.
 

J’ai pu lire que tous(ou à peu près) ont trouvé un emploi : 96,87. Je crois savoir que des organismes comparables au vôtre affichent 70 %, comment justifiez-vous ce pourcentage étonnant ?

Terrasse du LandyNous évoquions, à l’instant, notre appartenance au Cnam. Il est certain que le prestige de notre Conservatoire séduit les recruteurs dans les entreprises, mais ce n’est pas la seule raison.
Comme vous le savez, l’alternance bénéficie aujourd’hui d’un regain d’intérêt : il suffit d’entendre nos politiques. Cette formule basée sur un aller-retour entre les connaissances dites « académiques » et le monde du travail séduit de plus en plus : les jeunes, notamment par l’attrait d’un revenu, les entreprises par l’opportunité d’embauche plus efficace.

Mais, nous aimerions revenir sur le chiffre que vous évoquiez : 96,87 %. Ce chiffre mérite d’être relativisé. Vous avez surement observé que 60% des contrats de travail sont des CDI et que le délai moyen d’embauche est de 30 jours après l’obtention du titre ou du diplôme. Cette moyenne est particulièrement remarquable >en cette période de crise de l’emploi et du court délai de démarrage de notre enquête.

Nous pourrions ajouter qu’un nombre important d’apprentis poursuivent leurs études dans d’autres établissements en vue de l’obtention d’un master2 (bac+5) : 50 %, avec une très forte tendance dans la filière commerciale.
Ceci n’est pas nouveau, chaque année nous constatons non seulement la même proportion mais aussi un important taux de réussite ultérieur, ce qui nous permet de saluer l’excellence de notre corps enseignant.

La plupart poursuive leurs études en alternance. La reconduction de contrat d’apprentissage ou de professionnalisation justifie, par ailleurs, la faiblesse des salaires : la majorité des revenus mensuels bruts globaux se situe entre 2000 € et 3 000€.

Si j’ai bien compris : vous ne proposez pas la poursuite d’études jusqu’à obtention d’un master 2 ?

Amphi du LandyNous ne proposons, en effet, que des titres et des diplômes Bac+2, Bac+3 et Bac +4.

La poursuite d’études au-delà est en cours de négociation et nous avons bon espoir d’obtenir prochainement satisfaction.

 

Vous proposez onze filières, essentiellement dans le domaine du commerce, de la comptabilité- gestion, du conseil en informatique, sans oublier l’analyse qualité et la climatisation - le froid industriel : n’est-ce pas trop ?

Cafétria du landyVous avez oublié les textiles innovants et l’aide à la création ou la reprise d’entreprises.
Non. Le nombre de personnes appartenant à notre CFA est suffisamment performant et spécialisé. En outre, notre gestion est totalement informatisée.
Nous avons, au contraire, le désir
d’accroître le nombre de filières et pour cela, nous sommes très attentifs à l’évolution du marché du travail.
Cette année, nous avons lancé une filière dans le domaine ferroviaire et nous constatons un grand engouement : peut-être est-ce dû aux perceptives du « Grand Paris » et à la volonté de désenclaver notre capitale par d’importants investissements dans les transports en commun.

Une dernière question avant une visite de vos locaux, vous me permettrez de prendre quelques photos. Comment voyez-vous l’avenir de votre CFA Cnam Ile de France ?

Bien sûr. Nos portes vous sont grandes ouvertes.
L’avenir consiste d’abord à mettre en place une véritable démarche qualité, l’enquête que nous vous avons adressée en est l’une des preuves.
Ce qui est sûr, c’est que nous avons l’intention de diversifier nos filières afin de répondre au mieux à la demande du marché du travail.
En 20 15, d’autres bâtiments sortiront de terre pour accueillir davantage d’apprentis.

Merci d’avoir bien voulu m’accueillir.